Avocats d'affaires: la boîte de Pandore est ouverte

7 octobre 2021

Le vent va-t-il à tourner pour les avocats d'affaires suisses? La publication des Pandora Papers cette semaine par l'ICIJ semble souffler sur la braise. La Tribune de Genève estime que "la discrète corporation des conseillers actifs dans la gestion de fortuneoffshorese retrouve sous le feu des projecteurs, tout comme le régime légal particulièrement clément dont elle jouit".

En Suisse, rappelle le quotidien, "avocats, fiduciaires et autres conseillers financiers peuvent échapper à la loi sur le blanchiment d’argent". Ce "vide juridique" serait "jalousement préservé".

Signe des temps: même la NZZ critique désormais ouvertement l'attitude du parlement suisse, qui "n'a pas réussi à exiger des avocats et des fiduciaires des obligations plus strictes pour éviter le blanchiment d'argent. Cette question continuera de préoccuper la Suisse même après que les Papiers de Pandore auront été mis au placard". Le quotidien zurichois prévient: "Il est temps de combler cette lacune".

Dans la Tribune de Genève toujours, Sylvain Besson passe de la théorie à l'exemple en révélant le cas des époux et avocats Dominique et Michel Amaudruz. Les données des Pandora Papers montrent en effet que ces derniers ont participé aux montages financiers de l'ancien ministre russe Vladimir Chernukhin, ciblé par une enquête fiscale, en l'aidant à camoufler sa villa sur la Côte d’Azur.

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